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         <journal-id journal-id-type="publisher-id">PALEVO</journal-id>
         <issn>1631-0683</issn>
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            <publisher-name>Elsevier</publisher-name>
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         <article-id pub-id-type="pii">S1631-0683(05)00126-0</article-id>
         <article-id pub-id-type="doi">10.1016/j.crpv.2005.10.009</article-id>
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               <subject>Research article</subject>
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               <subject>Paléontologie humaine et Préhistoire</subject>
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            <series-title>Les premiers peuples pasteurs et agriculteurs/The first pastoral and agricultural populations</series-title>
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            <article-title>Interventions humaines sur les plantes et les animaux dans le Sahara central</article-title>
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                  <surname>Midant-Reynes</surname>
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                  <surname>Aumassip</surname>
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         <volume>5</volume>
         <issue seq="3">1-2</issue>
         <issue-id pub-id-type="pii">S1631-0683(06)X0028-3</issue-id>
         <issue-title>CLIMATS-CULTURES-SOCIETES aux temps préhistoriques, de l'apparition des Hominidés jusqu'au Néolothique</issue-title>
         <issue-title xml:lang="en">CLIMATES-CULTURES-SOCIETIES during Prehistoric times, since Hominid advent up to the Neolithic</issue-title>
         <fpage seq="0" content-type="normal">421</fpage>
         <lpage content-type="normal">427</lpage>
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            <copyright-statement>© 2005 Académie des sciences. Published by Elsevier B.V. All rights reserved.</copyright-statement>
            <copyright-year>2005</copyright-year>
            <copyright-holder>Académie des sciences</copyright-holder>
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                        Full (PDF)
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         <abstract abstract-type="author">
            <p>Au début de l'Holocène, une culture nommée Néolithique saharo-soudanais se développe dans le Sahara central. Dès avant 9120–8450 cal BC, elle utilise l'arc, du matériel de broyage et une poterie abondante ; elle a été mise en relation avec les peintures « Têtes rondes ». Tant dans son expression picturale que dans ses éléments archéologiques ou environnementaux, elle suggère des relations particulières avec des plantes et des animaux (bovins, mouflons et probablement antilopes). Alors que les pratiques culturales ne semblent s'affirmer qu'au III<sup>e</sup> millénaire avec la culture du mil, l'élevage des bovins produira une brillante culture pastorale à l'Holocène moyen. .</p>
         </abstract>
         <trans-abstract abstract-type="author" xml:lang="en">
            <p>
               <bold>Human interferences on plants and animals in central Sahara.</bold> In the Early Holocene, a culture called Saharo-Sudanese Neolithic developed in the central Sahara. Earlier than 9120–8450 cal. BC, they made use of arrowheads, grinding material and many potteries. They have been related to Round Heads paintings. The pictorial expression, archaeological and environmental data suggests particular relationships to some plants and animals (cattle, Barbary sheep and probably antelope). Cattle breeding generated brilliant pastoral culture in the middle Holocene, as for the farming practice there is no evidence, before the 3rd millennium, of mill cultivation. .</p>
         </trans-abstract>
         <kwd-group>
            <unstructured-kwd-group>Domestication, Sahara central, Holocène, Néolithique, Poterie, <italic>Bos</italic>
            </unstructured-kwd-group>
         </kwd-group>
         <kwd-group xml:lang="en">
            <unstructured-kwd-group>Domestication, Central Sahara, Holocene, Neolithic, Pottery, <italic>Bos</italic>
            </unstructured-kwd-group>
         </kwd-group>
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               <meta-name>miscellaneous</meta-name>
               <meta-value>Rédigé à l'invitation du Comité éditorial</meta-value>
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      </article-meta>
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   <body>
      <sec id="sec1">
         <label>1</label>
         <title>Introduction</title>
         <p>Quoique riche en sites préhistoriques récents, la zone saharienne dispose de peu de connaissances quant aux modes de vie d'alors. Ceci résulte de la fréquence des habitats de plein air et du jeu de la déflation qui, déplaçant sans cesse les particules meubles, supprime les matrices et ramène la plupart des gisements à une nappe plus ou moins dense de pierres taillées qui couvre le sol. Dès lors, identifier les activités des populations préhistoriques est particulièrement délicat, souvent impossible, la disparition des matrices privant de toute donnée pollinique contemporaine de la présence humaine et entraînant une dégradation, le plus souvent totale, des restes osseux. Pour tenter d'appréhender ces sociétés, il est donc impératif d'utiliser un subterfuge qui doit passer par les éléments conservés, la pierre et la poterie ; mais, s'ils peuvent livrer des informations sur les structures sociales, ils sont peu prolixes quant aux occupations. Les zones montagneuses échappent quelque peu à cette réduction, car les hommes y ont souvent occupé des abris sous roche et certaines régions rocheuses riches en art rupestre apportent de multiples informations.</p>
         <p>Dans l'abri de Tin Hanakaten (Tassili Azjer), l'occupation humaine est continue depuis les débuts de l'Holocène <xref rid="bib4" ref-type="bibr">[4]</xref> ; sédentaire dès avant 9420 ± 200 BP (Alg27), soit 9120–8450 cal BC<xref rid="fn1" ref-type="fn">
               <sup>1</sup>
            </xref>
            <fn id="fn1" symbol="1">
               <label>1</label>
               <p>Les dates <sup>14</sup>C mentionnées sont calibrées à 1 sigma avec le programme Radiocarbon Calibration program « Calib » rev. 4.3 (© M. Stuiver &amp; P.J. Reimer, 2000), établi d'après les courbes de correction de 1993 <xref rid="bib27" ref-type="bibr">[27]</xref>, étendues et rectifiées en 1998 <xref rid="bib28" ref-type="bibr">[28]</xref>.</p>
            </fn>, elle devient nomade vers 3500 cal BC, moment où une fraction éolienne de plus en plus abondante intervient dans la sédimentation (<xref rid="fig1" ref-type="fig">Fig. 1</xref>). Des deux grandes séquences qui ont été reconnues, la plus récente permet de préciser la culture pastorale développée à partir du VII<sup>e</sup> millénaire, la plus ancienne d'en percevoir des racines et de saisir les balbutiements d'interventions humaines sensibles sur l'environnement.</p>
      </sec>
      <sec id="sec2">
         <label>2</label>
         <title>Un pastoralisme bien établi à l'Holocène moyen</title>
         <sec>
            <p>La présence d'une culture de pasteurs dans le Sahara central a été soupçonnée voici une cinquantaine d'années. Actuellement, un pastoralisme de bovins y est bien appréhendé en fin de VII<sup>e</sup> millénaire, divers éléments contribuant à le placer immédiatement après l'aride mi-holocène, soit 7220 ± 140 BP (Gif5419) 6230–5920 cal. BC à Tin Hanakaten. Il est probable que les pasteurs se sont déployés sur l'ensemble du Sahara, à la faveur de la savane herbacée qui s'est alors développée <xref rid="bib25" ref-type="bibr">[25]</xref>, les lignes de lacs résiduels, foyers de trypanosomiases, les limitant vers le sud <xref rid="bib20" ref-type="bibr">[20]</xref>.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>Cette culture, que beaucoup nomment Bovidien, d'autres Néolithique pastoral, est connue dans le sillon infra-tassilien et sur les plateaux du Tassili Azjer et de la Tadrart, qui bordent à l'est l'Ahaggar. Elle s'étend probablement à la Téfedest, l'Immidir, le Djado. Sa disparition est liée au développement de l'aridité qui, à partir de 3500 cal. BC, s'établit dans certaines régions ; l'art rupestre montre alors que les bovins sont peu à peu remplacés par des moutons et des chèvres, les moutons faisant place aux dromadaires quelques siècles avant l'ère.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>La culture bovidienne dispose d'un outillage que caractérise une association plaquettes, disques, petits grattoirs circulaires ; les têtes de flèche abondent, de préférence triangulaires, voire à tranchant transversal ou, à un degré moindre, à base excavée. Riche en matériel de broyage, elle possède une abondante poterie, que particularise un vase à peu près sphérique, de ton rougeâtre, entièrement couvert de grosses ponctuations régulières dites nid d'abeille. La culture bovidienne a produit des objets d'art de grande qualité avec des rondes bosses en pierre dure, des figurines en terre cuite et de nombreuses peintures, qui donnent accès à une véritable chronique de la vie : organisation de l'habitat, cérémonies diverses centrées autour des bovins, dont certaines ont pu être interprétées par Hampaté Bâ, grand initié peul <xref rid="bib14" ref-type="bibr">[14]</xref>. La nature des relations entre les pasteurs et leurs animaux est également appréhendée dans le site de Mankhor, cimetière de bovins situé en Tadrart, zone de contact entre le Sahara central, oriental et méridional <xref rid="bib12" ref-type="bibr">[12]</xref>. Une cinquantaine d'hectares réunit exclusivement des inhumations animales, contrairement à des sites comme In Tuduf, Chin Tafidet <xref rid="bib22" ref-type="bibr">[22]</xref>. Elles sont marquées par de petits tas de pierres. La trentaine de sépultures fouillées s'échelonne entre 5500 et 4300 cal. BC. Les ossements ont été entassés dans un récipient en peau, poils à l'extérieur, toujours de la même manière, ce qui appelle un rituel. L'absence systématique de bucrâne doit être mise en relation avec l'importance accordée aux cornages dans l'art de cette période, même si le devenir de ces pièces n'a pu être précisé. Un cas particulier est une inhumation en quartiers, placés de manière à reconstituer le squelette de l'animal ; près de lui se trouvait une poterie façonnée assez sommairement, pour que l'on puisse y voir une stricte destination funéraire. Tous les animaux sont jeunes, les cartilages de conjugaison n'étant pas totalement ossifiés ; ils appartiennent à l'espèce <italic>Bos taurus,</italic> sauf celui inhumé en quartiers, qui serait <italic>Bos primigenius.</italic>
            </p>
         </sec>
         <sec>
            <p>Dans les gisements bovidiens, le matériel osseux traduit souvent une inadéquation entre les restes de bovins modestement retrouvés et les innombrables représentations de troupeaux portées par les roches (à Tin Hanakaten par exemple, il a fallu fouiller 50 m<sup>3</sup> pour trouver 4 dents, 4 carpiens, 2 phalanges). Ce contraste trouve une justification dans l'hypothèse du troupeau capital et d'une consommation de lait et de sang plutôt que de viande, celle-ci provenant des produits de chasse. Il pose la question majeure de l'identification du pastoralisme dans nombre d'habitats.</p>
         </sec>
      </sec>
      <sec id="sec3">
         <label>3</label>
         <title>Une agriculture peu développée</title>
         <sec>
            <p>L'agriculture n'a été introduite qu'au XIX<sup>e</sup> siècle dans le cœur de l'Ahaggar, où aucune trace antérieure n'a été signalée ; seule une présomption d'agriculture plus ancienne pourrait venir de la tradition orale. Sur les marges septentrionales et orientales du massif, une certaine ancienneté est soupçonnée, sans possibilité de datation ; il faut atteindre une lointaine marge occidentale, le Sud-Est mauritanien et la culture de Tichitt-Walata, datée du III<sup>e</sup> millénaire <xref rid="bib1" ref-type="bibr">[1]</xref> and <xref rid="bib21" ref-type="bibr">[21]</xref>, pour trouver des traces nettement avérées de production celle du mil ; quant aux blés sahariens, que l'on sait allochtones et d'introduction très ancienne <xref rid="bib11" ref-type="bibr">[11]</xref>, on ne dispose encore d'aucun indice pour préciser ces éléments.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>La culture de Tichitt-Walata reste localisée aux falaises qui dominent l'Aouker, où elle se développe le long de quelque 500 km. Elle tient son originalité de constructions en pierres sèches, inconnues par ailleurs dans le Néolithique saharien. Ces enclos groupés en villages, au sein desquels serpentent de rares rues, se placent au sommet de la falaise et possèdent des rampes d'accès à la plaine. Certains, cachés dans les replis de l'escarpement, impliquent l'insécurité. L'outillage lithique, peu typé, s'accompagne d'une poterie abondante, avec de grandes jarres silos pour réserves ; le dégraissant, particulièrement riche en végétaux, renferme des vestiges de mil cultivé, <italic>Pennisetum americanum</italic>, mêlés à ceux de mil sauvage, <italic>Pennisetum mollissimum</italic>. Ils ont conduit S. Amblard et J. Pernès <xref rid="bib2" ref-type="bibr">[2]</xref> à proposer une « zone d'origine non centre » pour cette région.</p>
         </sec>
      </sec>
      <sec id="sec4">
         <label>4</label>
         <title>Des prémices de domestication</title>
         <sec>
            <p>En amont de ce schéma bien établi, des données plus restreintes conduisent aux balbutiements de l'agriculture et de l'élevage dans cette partie de l'Afrique. Dès les débuts du IX<sup>e</sup> millénaire, sinon plus tôt, dans un milieu de savane arborée, de menus indices en ont été reconnus, associés aux industries du Néolithique saharo-soudanais, phase néolithique ancienne qui a probablement joué un rôle important dans l'évolution des sociétés africaines <xref rid="bib18" ref-type="bibr">[18]</xref>.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>Le Néolithique saharo-soudanais est bien connu dans le Sahara central <xref rid="bib8" ref-type="bibr">[8]</xref> and <xref rid="bib17" ref-type="bibr">[17]</xref>, où il avait été identifié par J.-H. Hugot <xref rid="bib15" ref-type="bibr">[15]</xref> sous l'appellation « Néolithique de tradition soudanaise ». Il dispose d'un outillage peu typé, fait sur de petits éclats ou des éclats lamellaires. Il peut être pourvu en têtes de flèche, qui renvoient à une utilisation de l'arc et qui procèdent surtout de formes foliacées étroites et épaisses, ou de formes triangulaires. Le matériel de broyage est courant, la poterie abondante. Ce sont de grands pots sphériques de technique élaborée, généralement sombres en raison d'une cuisson médiocre, extérieurement couverts d'impressions dans la masse, pour la plupart monotones, à motif <italic>dotted wavy line</italic> pour certaines, motif reconnu pour sa haute valeur symbolique <xref rid="bib16" ref-type="bibr">[16]</xref>.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>Le Néolithique saharo-soudanais paraît s'étendre sur un vaste territoire, probablement comparable à celui du Bovidien qui lui succède. Les industries provenant des sites de l'Akakus, Tin Torha <xref rid="bib6" ref-type="bibr">[6]</xref>, Uan Afuda <xref rid="bib10" ref-type="bibr">[10]</xref>, Uan Tabu <xref rid="bib13" ref-type="bibr">[13]</xref>, de celui de Tin Hanakaten au Tassili Azjer se montrent comparables ; seule la poterie peut manquer : elle n'a pas été retrouvée dans les niveaux les plus profonds des sites libyens, ce qui conduit certains auteurs à les qualifier d'épipaléolithiques. À Uan Afuda <xref rid="bib10" ref-type="bibr">[10]</xref>, la base de l'occupation humaine datée de 9350 à 7610 cal. BC<xref rid="fn2" ref-type="fn">
                  <sup>2</sup>
               </xref>
               <fn id="fn2" symbol="2">
                  <label>2</label>
                  <p>Nous avons conservé le même mode de calibration pour l'ensemble du texte, d'où une différence avec les indications données par Di Lernia, qui mentionne 9130 et 7950 cal. BC pour les mêmes mesures (9765 ± 105 et 8765 ± 105 BP) (GX-20010).</p>
               </fn> a livré un ensemble industriel où elle n'intervient qu'après un bref épisode aride, marqué par la pénétration de sable dans l'abri (un épisode comparable est daté aux alentours de 7600 cal. BC à Tin Hanakaten). À Tin Torha, on trouve un outillage lamellaire qui ne comporte ni microlithe géométrique, ni tête de flèche ; la poterie, quelques tessons, n'a été mise au jour qu'à partir de 8840 ± 60 BP (R1405) 8200–7830 cal. BC dans l'abri de Tin Torha Two Caves, de 8640 ± 70 (R1035) à 7740–7590 cal. BC dans celui de Tin Torha Est, ce que B. Barich <xref rid="bib6" ref-type="bibr">[6]</xref> interprète comme des fonctions différentes de ces deux abris situés dans le même cirque, à quelques mètres l'un de l'autre. À Tin Hanakaten, la poterie est présente dès les premières occupations, antérieurement à 9420 ± 200 (Alg27), 9120–8450 cal BC, date qui rejoint les données obtenues plus au sud en bordure du massif de l'Aïr, où les fouilles des sites de Tagalagal, Temet et divers autres ont mis au jour des tessons et du matériel de potier datés de 9370 ± 130 (Orsay) 9090–8340 cal. BC à Tagalagal, 9550 ± 100 BP (Orsay) 9140–8750 cal. BC à Temet <xref rid="bib23" ref-type="bibr">[23]</xref>. Dans cette partie du Sahara central, en ces débuts de l'Holocène, on voit donc se propager une nouvelle technologie, qui a été interprétée par G. Camps et H. Camps-Fabrer <xref rid="bib9" ref-type="bibr">[9]</xref> comme le signe d'un nouveau mode de vie, d'une nouvelle cuisine privilégiant le bouilli et le fermenté.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>Or, parallèlement à la présence de poterie, divers indices suggèrent des prémices de pratiques culturales. Les deux pollens de <italic>Pennisetum</italic> identifiés à Amekni sont trop gros pour une forme sauvage, trop petits pour une forme cultivée. Leur contexte de Liguliflores avait amené P. Guinet et D. Planque (in <xref rid="bib7" ref-type="bibr">[7]</xref>) à y voir un témoignage possible de défrichement. Or, ces premiers soupçons ont, depuis, été étayés par divers autres indices de même âge, ou plus anciens. Dans l'Akakus, à Uan Afuda, les niveaux les plus profonds ont livré des céréales de type II (in <xref rid="bib10" ref-type="bibr">[10]</xref>), type habituellement vu comme un mélange de céréales sauvages et cultivées<xref rid="fn3" ref-type="fn">
                  <sup>3</sup>
               </xref>
               <fn id="fn3" symbol="3">
                  <label>3</label>
                  <p>L'auteur, A.M. Mercuri, y verrait une possible sélection par moissonnages successifs, mais n'hésite pas à l'attribuer au stade II.</p>
               </fn>. Dans le massif de Termit, G. Quechon <xref rid="bib3" ref-type="bibr">[3]</xref> a identifié en divers lieux un gros matériel en grès tendre, remontant au IX<sup>e</sup> millénaire, qui exclut toute utilisation autre qu'un travail dans un matériau meuble et s'entend comme un moyen de remuer un sol sableux.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>Depuis que les relations Néolithique saharo-soudanais–peintures « Têtes rondes » ont pu être établies <xref rid="bib5" ref-type="bibr">[5]</xref>, des indications plus précises venant de l'art confortent ces indices. Les peintures « Têtes rondes » qui s'étendent au Tassili Azjer, au Tadrart et à l'Extrême-Nord du Djado sont de rares représentations qui figurent des végétaux, se distinguant par là du reste de l'art saharien<xref rid="fn4" ref-type="fn">
                  <sup>4</sup>
               </xref>
               <fn id="fn4" symbol="4">
                  <label>4</label>
                  <p>On n'y retrouve de représentations végétales qu'au cours de la période caballine, avec celles du palmier.</p>
               </fn>. À Tan Teferiest, une scène a été lue comme scène de repiquage<xref rid="fn5" ref-type="fn">
                  <sup>5</sup>
               </xref>
               <fn id="fn5" symbol="5">
                  <label>5</label>
                  <p>Un arrachage n'a été retenu par aucun des spécialistes de ces questions.</p>
               </fn>
               <xref rid="bib26" ref-type="bibr">[26]</xref> (<xref rid="fig2" ref-type="fig">Fig. 2</xref>).</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>Les animaux les plus courants sont les mouflons, les antilopes et, à un degré moindre, les bovins <xref rid="bib24" ref-type="bibr">[24]</xref> and <xref rid="bib29" ref-type="bibr">[29]</xref>. Mouflons et antilopes sont souvent en frise, mode de représentation qui n'existe par ailleurs que pour l'homme, marquant ainsi un statut particulier pour ces animaux. À Tin Tazarift , une peinture figure un homme arc-bouté tenant en longe une femelle mouflon gravide qu'il s'efforce de faire avancer ; la mise bas en captivité qui s'y lit est une technique vue comme début de la domestication des animaux. Un autre indice vient de l'Akakus : à Uan Afuda, au fond d'un abri occupé par les hommes, a été reconnue une aire de stabulation de mouflons qu'accompagnent des herbes sélectionnées, ce qui ne laisse aucun doute quant aux relations avec l'homme <xref rid="bib10" ref-type="bibr">[10]</xref>. Parallèlement, diverses scènes établissent une relation singulière entre l'homme et les bovins. À Sefar, Tin Hanakaten, Afa, se lit un rituel connu aujourd'hui chez les pasteurs de la région des grands lacs africains, le saut au-dessus du taureau (<xref rid="fig3" ref-type="fig">Fig. 3</xref>), cérémonie qui consacre le passage à la qualité de berger. À Tin Hanakaten, cette scène a fait l'objet d'une reprise à la période bovidienne <xref rid="bib30" ref-type="bibr">[30]</xref>.</p>
         </sec>
      </sec>
      <sec id="sec5">
         <label>5</label>
         <title>En conclusion</title>
         <sec>
            <p>Dès le début de l'Holocène, des comportements nouveaux apparaissent chez certaines populations sahariennes ; leur nombre réduit, leur dispersion rendent délicat d'en préciser l'ordre d'apparition, d'en identifier l'origine et la cause. Ils s'associent à un élément majeur transmis par l'art, et qui exprime un changement fondamental dans la pensée : l'explosion des représentations humaines qui envahissent alors la scène. Les autres données traduisent un développement de la néolithisation, différent de celui connu au Proche-Orient, avec une fabrication précoce de poterie utilitaire et une apparente simultanéité de tentatives de domestication de plantes et d'animaux tels que bovins, mouflons ou antilopes. La poterie, signe le plus tangible, témoigne d'une distribution déjà si vaste en fin de X<sup>e</sup> millénaire que l'on est en droit de rechercher ses premières traces plus anciennement. Son rôle pose problème, car si l'on n'a pas de preuves formelles de son lien avec une pratique culturale, aucune preuve contraire n'existe. Néanmoins, sa concordance avec un changement fondamental dans l'expression artistique qui se centre sur l'homme, avec des représentations de végétaux dans les peintures, la présence de matériel à remuer le sol ou de menus indices d'interventions sur les végétaux, favorise l'idée d'un lien avec un changement important dans le mode de vie.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>L'absence de données concernant une culture des plantes qui, malgré des conditions climatiques qui semblent favorables <xref rid="bib31" ref-type="bibr">[31]</xref>, intervient très vite après les prémices lus dans le Néolithique saharo-soudanais, pose problème, d'autant qu'il faut attendre le III<sup>e</sup> millénaire et une niche écologique privilégiée pour saisir une mise en culture du mil. Aucun élément, en effet, n'en a encore été perçu entre les IX<sup>e</sup> et III<sup>e</sup> millénaires<xref rid="fn6" ref-type="fn">
                  <sup>6</sup>
               </xref>
               <fn id="fn6" symbol="6">
                  <label>6</label>
                  <p>Les débuts de la production du blé, peu pratiquée actuellement dans le Sahara central, n'ont pas été datés.</p>
               </fn>, fait d'autant plus surprenant que l'on se trouve dans sa zone d'origine <xref rid="bib19" ref-type="bibr">[19]</xref>.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>À ce faible développement de la culture des plantes, voire à un possible délaissement, s'oppose l'attitude vis-à-vis de l'élevage. Dans une société que l'art montre empreinte de religieux, des pratiques rituelles liées à la fonction de bergers en rapportent l'importance. Il connaît même un tel déploiement dans la steppe herbacée qui fait suite à l'aride mi-holocène que les populations du Sahara central peuvent alors être vues comme un peuple de grands pasteurs. Cet élevage commencera à péricliter vers la fin du IV<sup>e</sup> millénaire, avec le développement du désert. Une partie des pasteurs abandonnera son territoire, poussée vers le Sud, rendu plus clément par l'assèchement et la disparition des trypanosomes ; ceux qui resteront modifieront la composition des troupeaux et deviendront nomades, devant occuper des étendues de plus en plus vastes pour survivre.</p>
         </sec>
      </sec>
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   </back>
   <floats-group>
      <fig id="fig1">
         <label>Fig. 1</label>
         <caption>
            <p>Coupe dans les dépôts anthropiques de Tin Hanakaten. Ces dépôts reposent sur un niveau de sables soufflés de la fin du Pléistocène. Ils débutent par un niveau à matrice argilo-cendreuse atteignant jusqu'à 2 m de puissance, rapporté au Néolithique saharo-soudanais, daté de 9120–8450 cal. BC, à quelques centimètres de la base. La plus grande partie de ce niveau est coiffée par un dépôt millimétrique de sable éolien dû à l'épisode aride de la mi-Holocène ; antérieurement, vers 7600 cal B.C, un autre épisode, moins important, est moins marqué à l'intérieur de l'abri, où il n'a laissé que des plages sableuses. Au-dessus, vient une sédimentation cendreuse de 1 m en moyenne, qui débute vers 6100 cal. B.C. ; varvée sur une épaisseur de 30 cm, elle est ensuite massive, s'enrichissant en plages de sable éolien de plus en plus nombreuses en montant dans la série. Elle passe, vers 2400 cal BC, à un niveau de fumier, dépôt courant dans les abris de cette région, qui renferme des lentilles d'occupation humaine. Un niveau de sable éolien, subactuel, de 20 à 30 cm coiffe le tout.</p>
            <p>Fig. 1. Tin Hanakaten: section. The anthropic deposits are seated upon an aeolian sands level dated from the end of Pleistocene. They start with an argillaceous brittle level reaching up to 2 m of thickness. It is brought back to Saharo-Sudanese Neolithic and the base is earlier than 9120–8450 cal. BC (Alg27). One millimetre-thick sand was deposited during the arid episode of the Middle Holocene period on most of this level. Before, around 7600 cal. B.C, another arid episode less important, left a beach of sand that penetrated little inside the shelter. Above comes 1 m of brittle sedimentation, which begins approximately in 6100 cal. BC it is bedding on 30-cm thickness and becomes massive and more and more rich in beaches of aeolian sand in going up. About 2400 cal. BC, it passes to a level of manure that contains spots of human occupation, this deposits are frequent in the shelters of this area. An aeolian sand level, subactual, of 20 to 30 cm caps the whole.</p>
         </caption>
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      </fig>
      <fig id="fig2">
         <label>Fig. 2</label>
         <caption>
            <p>Tin Teferiest : scène de repiquage. Période « Têtes rondes » (cl. K.H. Striedter).</p>
            <p>Fig. 2. Tin Teferiest : scene of planting. Round Head period (photo: K.H. Striedter).</p>
         </caption>
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      </fig>
      <fig id="fig3">
         <label>Fig. 3</label>
         <caption>
            <p>Tin Hanakaten : saut au-dessus du taureau, rituel de consécration du berger. Période têtes rondes, repris à la période bovidienne (cl. G.A.).</p>
            <p>Fig. 3. Tin Hanakaten: a jump upper the cattle, a ritual for herds-man initiation. Round Head period with a new colouring during the Bovidian period (photo: G.A.).</p>
         </caption>
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      </fig>
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